Ariel Kynodontas

Fighting The Crab

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canine le 29 mai 2018

Cette sensation qui ne me quitte pas.

Elle commence dans le nez, sans odeur mais d’une fraîcheur chimique et qui monte à la tête. C’est ce que j’ai ressenti lors des deux chimiothérapies, lorsqu’on m’injecte les anti-vomitifs. Ça te fait une barre au niveau du front quasi immédiatement et donne un peu la nausée, hu ?! Normale !

 

Cette nuit j’ai pris une décision de fifou (ouais, j’ai que ça à foutre la nuit) qui est… d’essayer de ne pas prendre un seul médicament jusqu’à mon prochain traitement qui aura lieu, si tout va bien, le jeudi 7 juin. Plus d’une semaine sans médicament pour détoxifier et purifier mon corps… Sans dec’, je me sens vraiment chimiquement modifiée. J’ai donc tapé dans Google : « combien de temps reste la chimio dans le corps » et apparemment les produits sont éliminés par voie rénale ou hépatique en quelques heures. Est-ce que ça veut donc dire que je peux continuer à faire des pipis-nature en toute confiance sans avoir peur de polluer Mother Earth ? Dans le doute, je vais m’abstenir. Et aussi commence aujourd’hui une-putain-de-semaine sans piqûre OUAIS, ça se fête !!!

 

Hier en fin de journée, mon copain m’a rasée la tête avec un rasoir rose (oui, me jugez pas, fuck la women’s taxe). J’avais l’impression qu’il avait moins de chance de me couper puisqu’il était rose, ahahah, en y repensant je trouve ça tellement débile. Déjà que j’étais tendue comme un string alors qu’est-ce que ça aurait été si il avait été bleu, ou pire, noir. Bouh. Je n’avais sur le haut et l’arrière du crâne plus que quelques touffes de cheveux de 1 ou 2 mm et c’était tellement désagréable : ça piquait et s’accrochait dans les oreillers. Et en plus, il y en avait absolument partout. Un vrai champ de bataille j’vous dis. Donc, j’étais en train de me faire raser le crâne au rasoir rose en écoutant ‘Par Jupiter !’ sur France Inter quand il  a commencé à y avoir beaucoup d’orage. Flippette comme je suis bah… j’avais peur, plus peur que ma fille. La honte. Mais ce qui m’a fait le plus drôle, c’est d’avoir peur d’autre chose que de souffrir après les traitements. Ces éclairs et cette foudre m’ont sortie de mon monde nombriliste dirigé par le Crabe pendant quelques instants alors je dis : Merci l’orage !

 

 

Photo : « Souviens toi… l’été dernier », la scène où Sarah Michelle Gellar retrouve ses cheveux sur son oreiller. Héhéhé.

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