Ariel Kynodontas

Fighting The Crab

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canine le 25 mai 2018

Jour 2 : fatiguée et barbouillée.

Le Jour-J, après m’être confortablement installée et m’être faite piquer dans la chambre implantable (beurk, je ne m’y ferai jamais…), les infirmières m’injectent en perfusion quatre poches : un anti-vomitif (encore un, une heure avant le début de la chimio je prends un cachet d’Emend, ça coûte la peau du cul – mais heureusement maintenant c’est remboursé par la sécu – et c’est plutôt très efficace, le temps que ça dure), un autre anti-vomitif avec de la cortisone (qui énerve, peut rendre rouge et faire gonfler comme un ballon), le fameux liquide qui fait faire pipi tout rouge : l’Épirubicine, puis pour finir, pendant une demi-heure : l’Eudoxan. Ma visite à l’hôpital lorsque je fais une chimio dure environ trois heures. J’ai tellement hâte de partir vitevitevite. Après être sortie, je suis allée acheter un cadeau pour la fête des Mères parce que je suis une fille modèle et idéale. J’avais toujours autant hâte de rentrer et pourtant, ce qui m’attend quand je serai à la maison sera bien pire : je ne sers à rien et suis incapable de faire quoi que ce soit. Même regarder une série est au dessus de mes forces. Alors, j’attends… J’attends que ça passe et je prie le p’tit Jésus des cancéreux pour dormir et me réveiller le lendemain sans avoir souffert. Évidemment, j’avais des nausées, des vomissements et très mal à la tête (j’avais mes lunettes de soleil dans la pénombre, au lit, Gilbert Montagné style fuckyeah) et je peinais à être ailleurs que dans mon pieu mais j’ai évité les fourmillements. Youpi ! Alors, j’ai trois hypothèses : soit c’est parce que je me suis nourrie avant et après la chimio (Bravo ! Bravo !), soit c’est parce que j’ai dormi (en m’aidant d’un anxiolytique et demi, jetez-moi la pierre !), soit parce que j’ai vaporisé du chanvre (du Trompetol, plus exactement) ou mon corps s’est peut-être un chouïa habitué à la chimio. C’est sûrement un mix de tout et je ne connaitrai sûrement jamais la vérité vraie.

 

La chose qui me fait le plus mal quand je suis dans cet état c’est de ne pas pouvoir m’occuper de ma fille. Je n’ose même pas la regarder tellement j’ai honte qu’elle me demande des choses simples que je ne suis pas en capacité de faire. Je vais aller de mieux en mieux mais durant quelques jours, je ne vais pas pouvoir m’en occuper seule. Mon copain doit s’absenter ce weekend, on me met donc « en garde » avec mini Blondie chez ma super grand-ma’. Là-bas, je sais qu’on va bien s’occuper de nous.

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