Ariel Kynodontas

Fighting The Crab

canine le 23 juillet 2018

La fatigue physique. La fatigue mentale.

Photo : la vue de mon spot sur le canap’ (dont je bouge rarement mes fesses).

 

Séparément.

 

Avez-vous déjà eu cette impression ?
Cette impression que votre enveloppe corporelle est complètement détachée et mène sa propre existence de corps fatigué sans tenir compte de son allié de toujours : votre tête.
Cette impression que votre moi intérieur ne dicte plus à vos muscles ce qu’ils doivent faire, comme si chacun vivait sa vie, séparément.

 

Encore droguée par les médicaments injectés pour me soigner, la fatigue mentale prend le dessus sur le reste de mon être. J’ai du mal à réfléchir, à écrire, à me souvenir, à ne pas mélanger les syllabes et à trouver les mots adéquats.

 

Lorsque la violence des traitements est passée, j’aperçois la fatigue mentale et la fatigue physique, main dans la main, qui rythment mon quotidien. Me laissant aux yeux de tous, cernée, molle et je ne peux m’empêcher de bafouiller.

 

Et, comme pour tout chagrin d’amour, les douleurs passent, il suffit de leur laisser du temps. Ma vie reprend son cours, comme presque à chaque fois. Douce, comme une légère brise, la fatigue physique du milieu de journée tient le rôle d’une petite sonnette dans ma tête pour que plus jamais je n’oublie.

 

 

 

 

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