Ariel Kynodontas

Fighting The Crab

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canine le 2 novembre 2018

Bilan, un petit peu plus d’un mois après la dernière chimio.

Photo : Le beau travail d’Annick Piron !

Durant ce mois un peu particulier car ‘sans traitements’, des changements et évolutions sont évidemment apparus.
Déjà, mes cheveux repoussent vraiment, même si ce n’est pas assez vite à mon goût. Ils ont l’air plutôt forts, ils l’étaient déjà avant donc nothing new under the sun à ce niveau-là. Par contre, ils sont blonds. D’un blond presque cendré et à ma grande surprise, je n’ai pas plus de cheveux gris.
Mes poils poussent également vraiment bien, mais encore blonds, assez marrant.
Mes règles, ce sont arrêtées mi-mai et depuis quelques semaines, je sens que cela travaille en bas. Sans entrer dans de gluants détails, je pense que mes menstrues vont repointer le bout de leur nez incessamment sous peu. Et j’ai hâte de leur souhaiter la bienvenue, finalement. Réconciliation avec mes cycles féminins en cours…
Concernant la fatigue, si vous ne l’aviez toujours pas compris, j’avoue que j’en ai bien chié après l’opération. L’accumulation de la fatigue due aux chimio + celle du contre-coup de l’opération = j’étais à ramasser à la petite cuillère. J’ai mis une bonne dizaine de jours à me sentir mieux, à être capable de faire des choses, à moins avoir l’impression d’être un gros caca boudin tout flagada.
Mes ongles étaient complétement pourris par les traitement, cassants, dédoublés, les pauvres. Ils s’en remettent doucement. Je fais court, on s’en fout un peu.
Les bouffées de chaleur se font de plus en plus rares, une petite Ariel à l’intérieur fait la danse de la joie. Par contre, jusqu’à une semaine après l’opération, c’était pire que tout. J’avais la triste impression que la fatigue excessive me donnait encore plus chaud puis froid, en l’espace de quelques minutes. J’en avais au moins une par heure. Aujourd’hui, elles se font beaucoup plus rares, j’en ai à peine une par jour.

Quand je fais pipi, j’ai plus l’impression que c’est du poison radioactif. C’est cool.

En exprimant comment je me sens depuis que la chimio in the PAC s’est arrêtée, j’ai l’impression que :
je vois pour de vrai le bout de tunnel, que cette merde sera bientôt derrière moi et de n’avoir jamais réalisé que j’étais malade. Comme si cet événement était une expérience de plus que j’ajoutais à ma vie.
Bizarre.

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2 commentaires

  • Syssy says:

    Salut
    Bravo tu as surmonté tous ces traitements qui maltraitent nos corps de femme
    Le bout du tunnel est la
    Tu as tout l hiver pour te chouchouter et pour être rayonnante au printemps
    Moi je viens juste de faire ma 1ère chimio mais je vais me battre
    Il ne faut rien lâcher
    Prends bien soin de toi

  • PHilippe Bombaron says:

    Je n’aurai qu’un mot : t’es magnifique !!!
    Allez, énormes bisous…………………..

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