Ariel Kynodontas

Fighting The Crab

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canine le 1 octobre 2018

Fin de l’Étape 2, compte rendu de mon été avec Taxol.

Photo : Livres estivaux sur couverture d’enfant.

Dans l’ensemble, je trouve que malgré les traitements, les semaines et le temps en général sont passés très vite.
Pendant ces cures de chimiothérapie, je n’ai pas vraiment souffert directement.

Je vois plutôt l’effet du produit comme quelque chose de sous-jacent, une face cachée que l’on ne voit pas directement. Car concrètement, c’était quand même du poison répandu dans tout mon corps.

Une fatigue constante à laquelle je suis maintenant habituée me berce un peu plus chaque jour. Lorsque je tire un peu trop sur la corde, j’ai la tête qui tourne et des courbatures qui me donnent l’impression d’avoir le corps d’une petite vieille.
Je suis aussi, plus essoufflée qu’avant, notamment lorsque je monte mes escaliers mais aussi simplement lorsque je reste debout.
Je n’ai eu que quelques picotements dans les doigts et mal au bout des ongles (qui sont ravagés), ce sont les effets indésirables les plus fréquents avec le Taxol.
Mes cheveux et mes poils ont commencé à repousser. Plus clairs et plus fins qu’avant, je suis carrément blonde comme un bébé. Ils sont également un peu plus courts et parsemés à la base de mon crâne, je suppose à cause du foulard que j’ai porté pendant très/trop longtemps.
Mon absence de poils dans le nez oblige, j’ai plus ou moins saigné du nez tout l’été, jouant avec mes croûtes de sang.
Miam.
Des acouphènes intempestifs me surprennent chaque jour, parfois même je sursaute !
Le jour même de la chimio n’était pas le plus difficile à vivre, c’était surtout le lendemain que je morflais avec des courbatures comme si j’avais couru un marathon et une fatigue digne de folles nuits blanches.

J’ai sensiblement pu vivre à peu près normalement. Je suis sortie, j’en ai payé les pots cassés et donc, je me suis reposée lorsque j’avais le temps. Et j’ai pu aller voir presque tous les concerts que je souhaitais.

Ce 28 septembre, j’avais rendez-vous pour un IRM, histoire de voir comment avait diminué le crabe, pour savoir ce qu’il faudrait enlever à l’opération, toussatoussa. Ma tumeur ne s’est pas fragmentée, je vais pouvoir garder mon téton (YOUPI) mais elle n’a diminué ‘que’ de 1 cm. Je trouve que ce n’est pas grand chose 1 cm pour 16 chimio mais bon, je ne suis pas médecin après tout.

 

 

Mon autre saga de l’été a été la fabuleuse trilogie signée Virginie Despentes : ‘Vernon Subutex’.
En effet, je suis depuis mes 15 piges une grande fan de cette auteure, je la kiffe et je l’admire grave. Son écriture accessible, tranchante, me touche et me transporte en quelques lignes. Grâce à elle, lorsque j’étouffais et me languissais de ma situation, j’ai pu plonger dans la lecture de ses livres en toute confiance et tête baissée car sa patte m’est familière. Elle a pour moi quelque chose de rassurante, comme une vieille amie que je n’aurais pas vue pendant des années.
On se connaît, un point c’est tout.

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Un commentaire

  • Christiane says:

    Merci pour ce texte! Ça me rassure pour ma prochaine aventure avec le Taxol (démarrage prévu le 12 novembre)…
    Je suis heureuse que ce soit derrière pour toi!😃☺😄

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