Ariel Kynodontas

Fighting The Crab

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canine le 3 septembre 2019

J’peux pas, j’ai biopsie.

Et dire qu’à la base, je pensais aller à l’hôpital pour une simple échographie de contrôle.

Il se trouve quand regardant l’ordonnance de mon médecin traitant de plus près, il m’avait prescrit une écho + une mammo (-> douceur et volupté sur tes petits nichons).
Après une attente interminable au sous-sol de l’hôpital de Lorient, je passe enfin la mammographie, et je pars m’installer pour l’échographie. La radiologue n’a rien vu sur les premiers clichés où j’ai les seins écrasés.
Elle me pose des questions sur les différents traitements que j’ai subi depuis un an et demi, s’il y a des antécédents dans ma famille… et elle commence à passer et à repasser au même endroit. Je connais cette sensation sur mon sein, cette petite boule dure qui n’est palpable que de l’intérieur. Elle me demande si je sais quel type de cancer j’ai eu, un triple négatif, et si cela fait six mois que j’ai fini la radiothérapie, non deux.
J’ose à peine regarder ses yeux inquiets.
Elle me dit qu’il faut faire un IRM rapidement ainsi qu’une biopsie peu de temps après car elle a senti trois nodules sur mon sein gauche, mon sein malade et qu’elle préfère être rassurée.
Je me dis que j’ai encore quelques jours devant moi pour me refaire à ces nouvelles familières et elle me demande de l’attendre dans la salle vide de ce service vide, cela fait déjà deux heures que je suis à l’hôpital.
La secrétaire vient me chercher, il y a une place de disponible pour effectuer l’IRM le 10/09 mais la radiologue ne veut pas attendre aussi longtemps. Elle propose de me le faire sur son temps de garde, une fois que le dernier patient sera sorti. Je n’ai pas vraiment le choix. C’était la première journée en grande section de ma fille et je pensais pouvoir la retrouver rapidement. C’est rapé.
La manipulatrice vient me chercher dans la salle d’attente déserte, je fixe les jouets pour enfants, lève les yeux sur elle qui me regarde comme une condamnée à mort. Elle a l’air gentille et cela fait 24h qu’elle est à l’hôpital. Elle me demande innocemment si j’ai déjà passé un IRM, je lui lance un regard qui veut tout dire, elle embraie en me demandant si j’ai toujours ma chambre implantable.
Je n’étais pas préparer psychologiquement à passer cet IRM en urgence, à être perfusée, à devoir enlever tous mes bijoux ainsi que mon piercing au nez (que je n’ai pas remis, il était trop bas de toute façon), à devoir supporter les bruits mega flippant de soucoupe-volante de la machine, à devoir rester à plat ventre pendant tout ce temps et à avoir autant mal au sternum.
J’ai lu les résultats de l’IRM. Évidemment, incompréhensibles. Mon médecin dit que ce n’est rien, que c’est normal étant donné le contexte et qu’il n’y a pas raison que ces nouveaux trucs soient apparus sur mon sein étant donné que j’avais bien réagi aux traitement. J’aime son optimisme, est-il vraiment sincère ? Il n’a pas encore lu le compte-rendu de l’IRM.
J’aurais donc passé quatre heures à l’hôpital, prochaine étape : ponctions dans les nichons ou ‘des microbiopsies sous guidage échographique des lésions nodulaires visibles en échographie sont prévues le 06 septembre.’

10h, rectification après affolement : j’aurai une échographie à refaire avant la biopsie histoire d’être sûr que les nodules soient toujours là, histoire de ne pas avoir de jolis bleus sur mes seins ‘jeunes et denses’. Pour rien.

Et dire qu’à la base, je pensais partir à Molène en fin de semaine.

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2 commentaires

  • Le mezo says:

    Je pense a toi… cette nouvelle remue, plombe.
    Accroche toi encore & encore.
    Et passe du temps avec ta petite princesse
    Je t’embrasse

  • val says:

    Il est probable que ce soit hormonal. Sois confiante. Je pense très fort à toi. Gros bisous

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